Je peux imaginer, oui, que la pandémie de coronavirus donnera un élan aux travaux de recherche en la matière. - Je peux imaginer, oui, que la pandémie de coronavirus donnera un élan aux travaux de recherche en la matière.

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null Je peux imaginer, oui, que la pandémie de coronavirus donnera un élan aux travaux de recherche en la matière.

Je peux imaginer, oui, que la pandémie de coronavirus donnera un élan aux travaux de recherche en la matière.

Interview avec un lauréat du Building-Award

Aujourd’hui, pratiquement tout un chacun sait ce que sont les aérosols. Dans quelle mesure jusqu’ici, les aérosols contaminés ont-ils constitué une thématique propre à votre domaine spécialisé?

La question des aérosols contaminés est bien connue dans le contexte de l’hygiène de l’air à l’intérieur des systèmes de ventilation et de climatisation (p. ex. installations d’humidification de l’air et tours de refroidissement) ou dans le secteur sanitaire (p. ex. installations de douche), notamment en raison des légionelles.

 

Le coronavirus a-t-il modifié la sensibilité au sein de la branche et parmi les mandants également? Si oui, à quel point?

Le coronavirus a attisé le débat sur le bon concept de ventilation et, tout particulièrement, sur la question du débit d’air. L’incertitude, en partie palpable, est de savoir si des solutions agréées dans les projets de construction en cours seront encore viables à l’avenir au vu de cette nouvelle donne. Un conseil avisé est en tout cas apprécié.

 

Vous attendez-vous désormais à un essor de l’innovation et de la recherche dans le domaine du climat intérieur des locaux?

Je peux imaginer, oui, que la pandémie de coronavirus donnera un élan aux travaux de recherche en la matière. En revanche, je suis plus sceptique en ce qui concerne un essor de l’innovation. Il est toutefois certain que des solutions conceptuelles futures devront tenir compte de la nouvelle situation. La solution choisie – une combinatoire d’éléments connus – peut différer totalement, mais doit néanmoins être largement étayée par de solides compétences techniques préexistantes.

 

Y a-t-il à cet égard une collaboration entre les entreprises et les institutions de recherche correspondantes? Et, dans l’affirmative, laquelle?

Cette collaboration se mettra certainement en place – sous quelle forme et comment exactement, l’avenir nous le dira.

 

Quels sont les défis et tendances dans les domaines du climat intérieur des locaux et de l’énergie?

L’un des enjeux majeurs est de concilier des besoins et exigences très différents – qu’il s’agisse de contraintes énergétiques, normatives, créatrices ou monétaires. Il en a certes toujours été ainsi, mais le nombre d’aspects a encore nettement augmenté ces dernières années. Solutions intégrales optimisées, entièrement planifiées numériquement (BIM)… le rapprochement avec la construction mécanique est perceptible. Aussi entrevoit-on une tendance en faveur de solutions conceptuelles simples et robustes. Moins de technologie, mais une technologie de haute qualité. Top engineered, en bref une ingénierie de pointe.

 

 

En 2016 a été achevé le nouveau bâtiment de Kernser Edelpilze Sàrl. Quelles étaient vos tâches dans le cadre de ce projet?

J’étais chargé de la direction du projet sur le plan de la technique du bâtiment. J’ai par ailleurs développé en collaboration avec Roman Good le concept d’énergie et de climat intérieur pour la nouvelle production de champignons nobles.

 

Quel a été le défi le plus délicat à relever?

Définir, conjointement avec le mandant, les paramètres pertinents et les valeurs de climatisation connexes afin d’optimiser le processus de production pour la culture des champignons. Sur cette base, il s’agissait de trouver une solution intégrale aussi simple que possible. Par exemple, la chaleur résiduelle du substrat est utilisée pour chauffer le bâtiment.

 

Comment faites-vous, vous et votre équipe, pour rester innovants?

Rassembler les talents, partager le savoir, remettre en question les connaissances existantes... et conserver intact le courage du changement.

 

Vous avez concouru au Building Award avec le projet Kernser Edelpilze. Pourquoi un tel investissement?

L’objectif du prix et les critères d’évaluation du jury tels que «Projets liés à la technique du bâtiment présentant des caractéristiques exceptionnelles et se distinguant par leur simplicité en termes de conception, de réalisation et d’exploitation» nous ont convaincus. Nous voulions participer avec le projet de Kernser Edelpilze!

 

Votre victoire a-t-elle suscité beaucoup de réactions?

Oui, absolument. Les jours qui ont suivi la cérémonie de remise du prix ont été très exaltants...

 

Que conseilleriez-vous à une personne qui réfléchirait à se porter candidate?

Just do it. L’investissement que demande une candidature est tout à fait gérable.

 

 

Simon Hess (chef d’équipe Climat intérieur & Systèmes énergétiques, partenaire)
EBP Suisse SA

Verfasst von: Lea Kusano lea.kusano@usic.ch